On fait le point sur cette situation qui s'éternise.
En préambule, il faut savoir nous poussons ce sujet de revitalisation des commerces de la Bérengère depuis de nombreuses années. Jusqu’ici la majorité municipale ne souhaitait que la mairie intervienne directement, se contentant de chercher à mettre en relation entrepreneurs et bailleurs.
Hélas, le problème des locaux commerciaux aux loyers beaucoup trop élevés pour ce lieu est connu depuis longtemps des riverains. Chacun sait qu’il ne suffira pas d’allumer un cierge en espérant que ça marche…
Cet échange fut une occasion de voir si la majorité souhaitait (enfin) enfin changer son fusil d’épaule.
Intervention de Perrine Landon lors du conseil municipal de Saint-Cloud le 1er octobre 2026.
Au Val d’Or, la situation commerciale du parc de la Bérengère continue malheureusement de se dégrader.
Nous comptons désormais six cellules commerciales vides.
Ce sujet n’est pas nouveau. En novembre dernier, nous vous interrogions précisément sur la vacance commerciale à la Bérengère.
Vous aviez alors vous-mêmes reconnu la difficulté : une foncière disposant d’un patrimoine important, refusant de renégocier certains loyers et avec laquelle le dialogue était compliqué. Vous aviez notamment cité l’ancienne boulangerie, alors proposée à 5 834 euros par mois.
Certaines communes choisissent, dans ce type de situation, d’intervenir beaucoup plus directement. À Asnières-sur-Seine, par exemple, la Ville utilise largement son droit de préemption commerciale : 36 préemptions ont été réalisées en six ans, avec pour objectif de réimplanter de nouveaux commerces dans plusieurs quartiers.
Sources
De manière cohérente avec ce que nous défendons depuis plusieurs années, nous avions nous-mêmes inscrit en page 10 de notre programme une volonté d’intervention forte, pouvant aller jusqu’à la préemption lorsque cela est nécessaire, en associant les habitants aux projets d’implantation.
Vous aviez également inscrit dans votre programme l’engagement de « préempter des locaux pour réimplanter des commerces de proximité ». Et, lors de notre échange de novembre dernier, vous indiquiez que « l’acquisition proactive des murs commerciaux est l’approche privilégiée ».
Depuis, près d’un an s’est écoulé et la situation s’est encore détériorée.
Je vous demande donc :
La majorité indique que la Ville a rencontré le représentant chargé de la vente des locaux et prévoit de faire évaluer leur valeur vénale et locative, en commençant par l’ancienne boulangerie.
De manière générale, la majorité municipale rappelle que la préemption des fonds de commerce ou des murs est possible sous certaines conditions : les locaux doivent être mis en vente et un projet commercial doit être défini.
La commune doit ensuite revendre le bien à un commerçant afin de préserver et développer les commerces de proximité. Ainsi, une préemption est envisageable uniquement si une transaction se présente et qu’un projet commercial concret peut être mis en oeuvre.
Bonne nouvelle ! Nous sommes heureux de constater que l’approche de la majorité commence à évoluer, timidement, mais ça évolue.
Nous aurions aimé avoir davantage de détails à la fois sur la volonté politique, sur les moyens concrets - notamment budgétaires - et sur la méthode : est-ce que les riverains seront enfin impliqués ?
Chers lecteurs, vous pouvez compter sur nous pour suivre le sujet de près.
Pour rester informé des nouveaux articles et de l'évolution des projets...
Recevoir ma Newsletter
100% Saint-Cloud
#1 Par Mail
#2 Par WhatsApp
Pour les utilisateurs de Firefox Mobile : menu contextuel -> Ouvrir avec App.
Article écrit par Perrine LandonÀ votre écoute
Via facebook pour me contacter, me partager un sujet et suivre mon actualité.
Via instagram pour des photos de Saint-Cloud.
Vous pouvez aussi me contacter via ce formulaire qui m'enverra un courriel avec votre message.